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Regroupement

Description
Dans un contexte d’apprentissage coopératif, le regroupement des élèves est un souci constant. Il y a plusieurs façons de former les équipes de travail et les choix dépendront des buts poursuivis pour la tâche en question.

FAQ

Quels sont les types de regroupement ?

Les regroupements informels (dyades spontanées)
Ces regroupements permettent aux élèves de discuter sans délai des idées présentées lors d’une leçon ou d'une activité de classe. L’enseignant demandera simplement aux élèves de se tourner vers un élève près de lui pour échanger sur le sujet en cours. Ces échanges naissent souvent d’un besoin qui surgit spontanément et ne sont donc pas généralement prévus. La nature de ces échanges peut varier; les élèves peuvent résumer leur compréhension d’une notion, partager leurs idées, résumer les consignes d’une activité, etc.

Le nombre d’élèves pourra varier de deux à quatre selon l’objectif poursuivi. Ainsi, si l’intention est de recueillir une grande quantité ou une grande variété d’idées, il sera préférable que les participants soient plus nombreux alors que si l’intention est de s’exprimer ou de vérifier sa compréhension, une équipe de deux conviendra mieux.

Les groupes de base (équipes permanentes)
Ces groupes visent à favoriser l’encadrement de l’apprentissage par les camarades. Il s’agit de deux, trois ou quatre élèves qui travailleront ensemble durant de longues périodes (une étape, la moitié d’une année ou même une année entière). Souvent, la personne enseignante attendra de connaître ses élèves avant de former les équipes qui seront composées d’élèves pouvant nouer des bonnes relations à long terme. Périodiquement, les groupes de base se retrouveront pour s’exprimer, entendre les idées des autres, partager de l'information, etc. Les groupes de base sont importants dans une classe car ils permettent aux élèves de tisser des liens plus étroits et ainsi développer la confiance, le sentiment d’appartenance, le respect de soi et d’autrui, etc.

Les groupes associés
Les groupes associés permettent des consultations entre deux groupes pour échanger sur le fruit de leur travail. Ces groupes peuvent être fixes, faits au hasard ou selon la proximité des équipes. Ces groupes s’avèrent utiles pour toutes les étapes d’un projet et la rencontre en question est généralement brève.

Les groupes reconstitués (groupes d’experts)
Les élèves faisant partie d’un groupe reconstitué faisaient d’abord partie d’un groupe d’origine. Ils sont, par exemple, placés en équipe de quatre pour travailler sur un thème. Chaque élève du groupe a une tâche particulière afin que l’ensemble permette de réaliser la tâche demandée. Occasionnellement, tous les élèves étudiant le même aspect se regroupent et échangent entre eux afin d’obtenir une grande quantité de données. Ce regroupement se nomme
« groupe reconstitué » ou « groupe d’experts » et lorsqu’ils ont mis leurs trouvailles en commun, ils retournent dans leur groupe d’origine pour les partager. La personne enseignante profite de ce moment pour enseigner une notion au groupe d’experts, experts qui doivent enseigner à leur tour cette notion à leur équipe de base. Il deviennent alors des agents multiplicateurs.

Les groupes représentatifs
Lorsque les élèves travaillent sur un projet, il arrive que certains points doivent être partagés avec l’ensemble de la classe. Dans ce cas, un membre de chaque équipe est désigné pour être le porte-parole de l’équipe. Les porte-parole forment donc un groupe représentatif et partagent l'information demandée pour ensuite la livrer à leur groupe d’origine.

Est-ce qu’il y a un nombre d’élèves idéal pour la composition des groupes?
Il y a plusieurs possibilités. Lorsque les élèves ne sont pas habitués au travail de coopération, il est conseillé de commencer par des petits groupes de deux.

Par ailleurs, pour favoriser la subdivision des équipes, les élèves devraient être regroupés en nombre pair. Par contre, au-delà de six élèves le travail en coopération sera plus difficile à moins que les élèves soient particulièrement habitués à ce fonctionnement.

Est-ce que la pédagogie de projets implique nécessairement que les élèves choisissent eux-mêmes leur équipe?
La pédagogie de projets a pour objectif de favoriser le développement global de l’enfant. Ceci dit, dans certains cas les élèves choisissent leurs équipes de travail et dans d’autres cas c’est à l’enseignant de choisir. Il est important de varier la composition des équipes puisque les enfants ont tendance à ne choisir que des coéquipiers qui leur ressemblent et avec lesquels ils ont beaucoup de plaisir.


Rôle de l'enseignant

  • Alterner à qui revient le droit de choisir les équipes.
  • Choisir des activités favorisant les différents types de regroupement.
  • Varier les types de regroupement.
  • Assurer une présence auprès de chaque groupe.
  • Démontrer la-plus-value du travail coopératif.

Rôle de l'élève

  • Respecter ses coéquipiers.
  • Prendre conscience de la-plus-value du travail coopératif.
  • Accepter d’avoir besoin des autres.
  • Faire preuve d’ouverture dans le regroupement choisi.
  • Varier le choix des coéquipiers.

Suggestions pour l'application en classe
Il est probable que les premières équipes ne seront pas des plus efficaces. Mais vous pouvez poser certains gestes pour améliorer leur rendement.

  • Composer les équipes vous-même. Cela vous permettra d’équilibrer les équipes en fonction des forces et des faiblesses de chacun. (Au début de l’année, vous pouvez laisser les élèves choisir pour apprendre à les connaître).
  • Intégrer l’apprentissage coopératif aux programmes d’études. C'est l’occasion de travailler aux éléments du curriculum.
  • Assigner un rôle ou une tâche à chaque élève durant le travail d’équipe. Cela permet de créer une interdépendance positive dans l’équipe.
  • Toujours préciser les attentes quant au fonctionnement des équipes.
  • Prendre le temps d’observer le travail des équipes et poser des questions au besoin.
  • Vérifier le travail des équipes qui ont fini avant les autres, leur demander de corriger, s’il y a lieu, puis leur permettre de réviser, de continuer un autre travail déjà commencé, de parler à voix basse ou de lire en attendant que les autres équipes finissent leur travail.
  • À la fin de chaque jour, poser aux élèves les questions suivantes : «Qu’est-ce que nous avons mieux réussi en travaillant ensemble?» et «Quelles améliorations pourrions-nous faire demain?».
  • Saisir l’occasion pour discuter avec les élèves des éléments observés en classe. Conserver une attitude positive.

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Pour former les équipes au hasard

  • Vous pouvez utiliser la méthode des couleurs; les enfants pigent une couleur et se regroupent en fonction de celle-ci.
  • Vous pouvez utiliser un jeu de cartes et regrouper les enfants en fonction de celles-ci.
  • Vous pouvez regrouper les élèves en fonction de leurs intérêts. Après un bref questionnaire, vous réunissez les élèves avec des réponses complémentaires ou similaires selon les intérêts.
  • Vous pouvez utiliser la méthode de l’horloge de Jim Howden : celle-ci consiste à reproduire une horloge sur laquelle les enfants doivent prendre rendez-vous avec quelqu’un toutes les heures. Lorsque vous avez besoin d’une équipe pour un mandat précis, vous leur demandez de se regrouper avec leur rendez-vous de l’heure que vous précisez.
  • Plusieurs ouvrages proposent le sociogramme pour aider les enseignants à former des équipes. C’est toutefois une solution qui ne doit pas être contraignante; dans plusieurs cas il ne sera pas possible de respecter le premier choix de tous les élèves, mais vous pouvez probablement tenir compte du dernier choix de tous. Ainsi, il est probable que les enfants ne seront pas toujours en équipe avec leur meilleur ami, mais au moins ils ne le seront pas avec leur ennemi.

Pour aider les élèves à comprendre pourquoi ils devraient travailler en coopération, la personne enseignante peut utiliser des analogies comme celle des oies et lorsque les équipes réalisent des projets, il peut être intéressant de demander aux élèves ce que le travail coopératif a fait pour eux et pour les autres.

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