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Interdépendance positive

Description
L’interdépendance positive signifie que les élèves sont mutuellement responsables de leurs apprentissages respectifs. Ils visent les mêmes objectifs, mais ils ont besoin des autres pour y parvenir.

Il y a interdépendance positive lorsque tous les membres d’une équipe se sentent engagés dans l’accomplissement d’une tâche commune. Il ne suffit pas de placer les élèves en équipe pour qu’ils ressentent le besoin de travailler ensemble. Le grand défi consiste à mener les élèves à travailler ensemble pour apprendre à développer un sens de responsabilité mutuelle par rapport à l’apprentissage.

FAQ

Comment favoriser l’interdépendance positive?
L
’interdépendance positive n’arrive pas par hasard. Lorsque les enfants travaillent sur un même projet, si nous ne visons pas cette interdépendance, c’est possible qu'ils soient très solitaires à l’intérieur de leur équipe.
Il y a cinq principales méthodes pour favoriser l’interdépendance positive (tirées des document de Howden):

L’interdépendance du but
Le groupe vise un but commun qui n’est réalisable que par la participation de tous les membres de l’équipe. Ce but sera d’autant plus motivant si les équipes ont décidé ensemble de leur but scolaire. Par exemple, le groupe décide qu’il souhaite étudier les attraits touristiques de Montréal afin de présenter un dépliant à leurs parents pour les vacances d’été.

Voici quelques exemples de buts possibles:

  • Compléter un exercice ou un devoir.
  • Analyser des informations.
  • Réaliser un projet.
  • Faire une présentation devant la classe.
  • Améliorer sa performance par rapport à la note précédente.
  • Utiliser adéquatement telle ou telle habileté coopérative, etc.

Il est plus important d’amener les élèves à unir leurs efforts pour atteindre un but de nature scolaire plutôt qu’à travailler ensemble seulement pour des fins de socialisation.

Voici, à cet égard, quelques pistes qui peuvent s’avérer utiles:

  • Laisser aux élèves un certain choix de projets ou d’activités afin qu’ils puissent travailler en fonction de leurs intérêts.
  • Utiliser des récompenses extrinsèques jusqu’à ce que les élèves aient développé une motivation intrinsèque suffisante.
  • Ne pas accepter que les élèves remettent leur travail individuel avant que chacun des membres de l’équipe n’aient complété son propre travail. De cette façon, les élèves savent qu’ils ont aussi une responsabilité à l’égard des autres membres de l’équipe et qu’ils doivent s’entraider pour que l’équipe atteigne son but.

L’interdépendance des ressources
Dans ce cas-ci, les membres de l’équipe possèdent chacun des ressources dont les autres ont besoin pour effectuer leur tâche. Il peut s’agir autant de ressources matérielles que d'informations. Par exemple, dans une équipe de deux, l’un pourrait avoir des ciseaux et l’autre la colle. Dans une équipe de trois, chaque élève peut avoir des sources d’information différentes sur un même sujet. Ainsi, tous les élèves sont interdépendants les uns des autres pour trouver l'information recherchée.

L’interdépendance des récompenses
Tous les élèves de l’équipe reçoivent une même récompense en fonction du produit collectif. Par exemple, l’enseignante permet une activité spéciale à l’équipe qui l’aura méritée en fonction des critères établis.

L’interdépendance de tâche
Les élèves d’un même groupe ont une tâche commune et chacun est responsable d’une portion de cette tâche. Afin d’éviter que le produit fini ne soit qu’une superposition des parties individuelles, la personne enseignante doit prévoir des moments d’échange où les élèves partagent avec les membres de leur équipe le fruit de leurs efforts. Chaque membre de l’équipe peut commenter les parties des autres et proposer des pistes de solution.

Pour accomplir une tâche globale d’équipe, il faut exécuter une série de sous-tâches dans un ordre précis, étape par étape. Chaque membre de l’équipe peut être responsable de l’exécution d’une étape dans cet enchaînement. Cette division en étapes permet aux membres de l’équipe de se sentir plus interdépendants.

L’interdépendance de rôle
Chacun des membres de l’équipe a un rôle complémentaire relié à celui des autres. Ce rôle est en lien avec la tâche et contribue au fonctionnement efficace du groupe.

Il y a deux types de rôle:

  • Les rôles reliés à une tâche (lecteur, responsable du temps, secrétaire, porte-parole, etc.).
  • Les rôles reliés à une habileté sociale (celui qui encourage, qui observe le fonctionnement du groupe de travail, etc.).

Quelques conseils...
Il est important que chaque élève puisse expérimenter plusieurs rôles différents. Cette façon de faire permettra d’acquérir de nouvelles habiletés, de renforcer les habiletés maîtrisées et d’améliorer les points faibles.

Les explications (discussion sur les rôles), les mimes (le «modeling») et les témoignages d’appréciation pour l’exercice de nouveaux rôles en favoriseront l’apprentissage.

Pour qu’un élève de «bas statut» soit respecté dans son équipe lorsqu’il se voit confier un rôle du type animateur ou gardien du calme, il faut qu’il existe déjà dans la classe un bon esprit d’équipe et d’entraide. Les rôles reliés à l’organisation, tels minuteur et responsable du matériel ne causent pas ce type de problème.

Certains rôles sont à la fois reliés à une tâche et à une habileté sociale.
L'expérimentation des rôles ne doit pas entraver l’apprentissage. Lorsque les élèves s’initient à l’apprentissage coopératif, on suggère d’être attentif aux points suivants :

  • Évaluer la pertinence des rôles par rapport à la tâche ou aux élèves.
  • Prendre le temps de faire comprendre le quoi, le comment et le pourquoi de chaque rôle.
  • Maintenir le cap sur l’aspect simple et agréable de la tâche scolaire durant l’apprentissage des rôles.

L’utilisation des rôles doit correspondre à un besoin. Il ne faut pas les attribuer pour le principe. S'il ne reste plus de rôles utiles à distribuer, ce n'est pas obligatoire que tous les élèves en aient un, mais il faudra assurer une rotation pour un autre projet.

Rôle de l'enseignant

  • Proposer des activités favorisant l’interdépendance positive.
  • Varier les types d’interdépendance.

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